La valorisation du capital immatériel, un vecteur de taille pour la répartition des richesses créées (conférence)/ 1

MAP
24.10.2014
18h30
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Casablanca, 24 oct. 2014 (MAP) - La valorisation du capital immatériel constitue un vecteur incontournable pour appréhender, non seulement, toutes les richesses créées, mais aussi, la qualité de leur répartition, ont souligné les participants à une rencontre organisée jeudi soir à Casablanca.

Ce concept de capital immatériel qui, selon la Banque mondiale, établit la différence entre la " richesse totale" dérivée des consommations futures et le capital matériel et naturel d'un pays, permettra au Maroc de franchir une nouvelle étape dans la comptabilisation de ses richesses en intégrant, contrairement aux approches financières classiques, d’autres facteurs comme les compétences humaines, la cohésion sociale, la confiance dans les institutions ou encore la sécurité, ont-ils estimé lors d’une conférence-débat, organisée par la Fondation Attijariwafa-bank.

Cet objectif ambitieux ne peut être atteint sans "une révolution des mentalités" nécessaire pour créer une émulation au sein de de notre tissu économique, a soutenu le président du groupe Attijariwafa-bank, Mohamed El Kettani, ajoutant que l’entreprise marocaine se trouve aujourd’hui face à un nouveau défi à relever qui est celui d’intégrer le capital immatériel dans ses indicateurs de performance en vue de maximiser ses chances d’améliorer la productivité de ses salariés et de stimuler les capacités d’innovation.

Avant le discours historique de SM le Roi prononcé le 30 juillet dernier, a-t-il relevé, le Maroc s’est toujours basé, comme la plupart des pays, sur l’indicateur économique classique qui est le Produit Intérieur Brut (PIB), pour mesurer sa richesse nationale et selon lequel le Maroc figure dans la catégorie des pays à revenus intermédiaires, se disant convaincu que la prise en compte du capital immatériel va permettre d’apprécier tous les efforts déployés par l’Etat.

Pour le directeur général de l’Institut Royal des Etudes Stratégiques, Mohammed Tawfik Mouline, le capital immatériel constitue l’un des concepts novateurs utilisés récemment par la Banque Mondiale lors de la mesure de la richesse des nations, soulignant que les études menées à ce titre confirment que ce capital est le socle de création de la richesse puisqu’il englobe les composantes structurelles permettant de générer de la valeur sur une base pérenne, dont notamment le capital humain et le capital organisationnel.

Il a fait savoir que le discours royal a donné une nouvelle impulsion au processus de développement d’ensemble au Maroc, en annonçant l’amorce d’une nouvelle évaluation du parcours de développement franchi par le pays, après celle menée en 2005 dans le cadre du cinquantenaire.

JR---BR.

HN.

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