Décélération de la croissance, de 4% en 2017 à 2,8% en 2018

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11.01.2018
20h30
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Le Haut-commissaire au Plan, Ahmed Lahlimi Alami | Ph: Archives
Le Haut-commissaire au Plan, Ahmed Lahlimi Alami
Le Haut Commissariat au Plan a présenté, mercredi à Casablanca, son analyse de la situation macro-économique nationale en 2017 et les perspectives de son évolution en 2018.

« L’économie nationale aurait bénéficié en 2017 d’une campagne agricole favorable et d’une reprise des activités industrielles exportatrices, tirée par une amélioration de la demande adressée au Maroc. » a affirmé Ahmed Lahlimi Alami, Haut Commissaire au Plan, lors d’une conférence de presse, tenue mercredi à Casablanca, au cours de laquelle il a analysé la situation macro-économique nationale en 2017 et les perspectives de son évolution en 2018.

Le patron du HCP a toutefois évoqué une décélération de la croissance économique, passant de 4% en 2017 à 2,8% en 2018. Les perspectives de l’évolution de l’économie nationale s’inscrivent ainsi, selon le HCP, dans « une tendance de ralentissement et de fluctuation du rythme de croissance ».

Selon Lahlimi, « certes, la fluctuation provient de celle de la valeur ajoutée agricole, mais celle-ci se maintient néanmoins sur un sentier de croissance élevé de l’ordre de 6,4% en moyenne annuelle depuis 2008 et 5,8% sur les cinq dernières années.

En fait, explique Lahlimi, « le ralentissement de la croissance économique nationale est le résultat des faibles performances des activités non agricoles. Celles-ci ont connu une croissance en ralentissement à 2,2% par an depuis 2013 au lieu de 4,2% durant la période 2008-2012. La demande domestique qui a constitué le moteur de la croissance des activités non agricoles est également en ralentissement  à 3,2% par an ces cinq dernières années au lieu de 5,3% entre 2008 et 2012. »

Néanmoins, les performances des exportations devaient logiquement atténuer l’effet du ralentissement de la contribution de la demande domestique à la croissance, explique le HCP qui ajoute que « les perspectives montrent, par ailleurs, la poursuite du rétablissement des équilibres macroéconomiques, notamment le déficit des finances publiques ».

Cependant, cette maitrise des équilibres macroéconomiques ne devrait pas occulter les déséquilibres structurels qui caractérisent l’économie nationale. Même avec le ralentissement de la demande intérieure et par conséquent des importations, l’amélioration que connait les exportations n’a pas permis d’atténuer le déficit de la balance commerciale qui absorbe une part importante de notre stock en devises étrangères, note le HCP.

« Le dynamisme que connaissent les exportations ne devrait pas également cacher la faible compétitivité du tissu productif national, notamment sur le marché domestique marqué par une forte pénétration des importations. Le taux de pénétration observé au Maroc, de l’ordre de 41%, dépasse largement celui des pays émergents se situant en moyenne à 25% » souligne Lahlami.
 

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