CultureLes travaux de la 6ème Rencontre mondiale du soufisme se sont ouverts, jeudi soir à Madagh, dans la province de Berkane, sous le thème "soufisme et préservation des droits: enseignement et comportement".
Ce forum est organisé jusqu'au 4 février par la Tariqa Qadiriya Boudchichiya en partenariat avec le Centre euro-méditerranéen d'étude de l'islam actuel (CEMEIA) à l'occasion de la célébration de l'Aid Al Mawlid Annabaoui.
Il constitue une perpétuation de la tradition scientifique de la zaouïa Qadiriya qui ambitionne de favoriser le dialogue interculturel et interreligieux à travers un discours soufi mieux adapté à l'époque contemporaine.
Les travaux de la première journée de cette rencontre ont été marqués par une série d'exposés faits par une pléiade de conférenciers marocains et étrangers de différentes spécialités, qui ont suscité dans leurs interventions des questionnements et des débats fructueux, argumentés et passionnés sur les vertus du soufisme et son rôle dans la préservation des droits.
Les maîtres soufis ont depuis toujours fait de l'éducation spirituelle un moyen pour corriger les défauts de l'âme charnelle et de délivrer l'homme des chaines de l'égoïsme qui est un obstacle à la préservation des droits, ont-t-ils indiqué, notant que l'éducation spirituelle empêche l'homme de créer le déséquilibre moral et social en enracinant en lui les valeurs de l'amour, de l'abnégation et de la générosité.
Mettant l'accent sur les droits de l'homme dans l'Islam qui a instauré les principes intangibles de la dignité humaine, de l'égalité, de la non-discrimination, tout comme il a consacré le droit à la vie et à la liberté, ils ont souligné le rôle que peuvent jouer l'éducation spirituelle et la dimension éthique dans la préservation des droits fondamentaux.
Ce forum se veut, selon ses initiateurs, une occasion pour montrer comment l'éducation spirituelle permet de faire de ces droits fondamentaux des vecteurs de valeurs morales universelles, estimant que la dimension juridique est certe nécessaire pour garantir la protection des droits mais "elle est insuffisante".
Pour le directeur de ce forum, Mounir Kadiri Boutchich, le thème retenu pour cette 6ème édition est lié à l'actualité marquée par les crises qui ont surgi, et ce malgré l'arsenal juridique existant, relevant que ces déséquilibres ont pour origine "la pratique égoïste et la primauté des intérêts particuliers sur les intérêts collectifs".
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