Revue_de_presseLa campagne électorale en perspective du scrutin du 25 novembre continue de susciter l'intérêt des éditorialistes de la presse quotidienne, de ce lundi.
Ainsi, +Le Matin du Sahara et du Maghreb+ écrit qu'à quatre jours du scrutin législatif, "les partis et leurs représentants abordent cette étape avec une volonté de convaincre", relevant que "la question centrale réside dans l'insondable mystère du taux de participation au vote, auquel est dédiée une forte et large campagne de communication qui, tambour battant, en appelle au devoir citoyen".
"Tant et si bien que, comparée aux élections précédentes, celle du 25 novembre aura vu se déployer tous les moyens, se mobiliser tous les acteurs impliqués pour tirer irrésistiblement les électeurs de leur léthargie, voire de leur indifférence", explique l'éditorialiste, tout en reconnaissant que "l'effort de mobilisation par l'Etat, de motivation également de la part des partis politiques et des associations, enfin de tous les acteurs concernés par le processus électoral, n'a rien laissé au hasard ni épargné aucun moyen". "Jamais, en effet, élection législative n'aura été aussi structurée, aussi régulière jusqu'à preuve du contraire", ajoute-t-il.
Pour l'éditorialiste, "l'acte de voter, vendredi prochain, sera en somme et indubitablement décisif", affirmant que "chaque voix compte, car le modèle de société qui se dessine en épure devant nos yeux nous incline à redoubler d'effort pour convaincre les uns et les autres de ce large éventail politique qui va de la droite à la gauche, que l'enjeu, cette fois-ci, est primordial, d'autant plus décisif que le vainqueur devra prendre en charge toutes les aspirations de la société marocaine".
De son côté, +L'Opinion+ écrit qu'"en participant massivement au scrutin du 25 novembre, les électeurs optent pour l'avenir et pour le progrès de notre pays. Ils voteront pour la crédibilité, le réalisme et la sincérité, pour une nouvelle approche de la bonne gouvernance et pour la poursuite des réformes dans des secteurs vitaux".
"En votant le 25 novembre, les électeurs contribueront à la mise en oeuvre des dispositions de la nouvelle Constitution qui consacre une nette séparation des pouvoirs, renforce les attributions du parlement et du gouvernement ainsi que l'indépendance de la Justice, l'établissement de la société démocratique respectueuse des Droits de l'Homme et des libertés individuelles et collectives dans le cadre de l'Etat de droit et des institutions", affirme-t-il.
Pour sa part, +Le Soir Echos+ fait savoir que "l'enjeu du moment mérite une approche plus nuancée et un effort redoublé en termes de communication, pour occuper le terrain face aux promoteurs du boycott".
"Face aux boycotteurs, les défendeurs du projet démocratique doivent peser de tout leur poids pour persuader les électeurs du bien-fondé du vote et de la participation. La confrontation doit se faire au niveau des idées, des programmes, des projets, pas au niveau de la loi stricto sensu", insiste l'éditorialiste.
Et de souligner: "Dans l'apprentissage de la démocratie, écouter ceux dont on ne partage pas les convictions est aussi important que de prêter l'oreille à ses partisans. L'enjeu actuel est d'assurer aux institutions leur place dans la nouvelle configuration et consolider les fondements du vivre-ensemble, sans lequel aucun projet n'aurait de sens".
+L'Economiste+ s'intéresse, à son tour, à l'article 115 de la loi 57.11 interdisant les sondages d'opinion ayant trait, de près ou de loin, avec n'importe quelle élection. Dans ce sens, l'éditorialiste souligne que "ce qui est navrant, c'est que cet article ait fait consensus. Ceci signifie qu'il y avait un consensus dans le personnel politique pour considérer que les citoyens et les électeurs ne comptent pas pour la préparation des élections".
"On comprend bien que les petits partis, qui n'existent que par la faveur des mathématiques (issue du désir de balkanisation), soient les plus farouchement opposés aux sondages (...). En revanche, il est inadmissible que les grands partis, eux, se soient faits les complices de cet article destiné à censurer l'opinion publique", déplore-t-il.
+Bayane Al Yaoum+ écrit qu'à l'approche des derniers jours de la campagne électorale, les craintes quant à l'accélération des opérations de fraude et l'intensification de l'usage de l'argent pour l'achat des voix, prennent de l'ampleur.
A cet égard, l'éditorialiste estime que la responsabilité des autorités administratives et judiciaires est très claire, voire centrale dans la lutte contre la fraude et les fraudeurs, ajoutant qu'elles doivent prendre l'initiative de mettre un terme à ces agissements et de ne pas se contenter du rôle de la supervision et de la neutralité négative pour garantir l'honnêteté et la crédibilité du scrutin législatif ainsi que l'application ferme, rapide et à la lettre de la loi.
Et de faire remarquer que les citoyens doivent également assumer leurs parts de responsabilité dans cette opération électorale, en refusant l'achat de leurs voix, en dénonçant les fraudeurs et en se rendant massivement aux urnes le jour du scrutin pour accomplir leur devoir et choisir leurs candidats.
L'éditorialiste du quotidien +Al Ittihad Al Ichtiraki+ écrit que les fraudeurs et prévaricateurs font aujourd'hui usage de tous les moyens attentatoires au bon déroulement du scrutin du 25 novembre, soulignant la grande responsabilité qui incombe à l'administration territoriale, à la justice et aux citoyens pour mettre un terme à ces comportements malsains et dénoncer ces barons des élections.
Le Maroc, dans sa lutte contre la fraude et les fraudeurs, a grand besoin de l'intensification des efforts dans ce sens, ce qui constituera un pas décisif pour barrer la route à ces prévaricateurs, estime-t-il.
Sous le titre "des indicateurs électoraux", le quotidien +Assabah+ écrit que le débat national sur l'étape d'après les élections est le grand absent aujourd'hui, soulignant que l'étape actuelle ne doit pas être réduite simplement aux résultats des urnes mais doit être considérée comme un pari et un défi collectifs qui nous ouvre de meilleurs horizons.
L'éditorialiste relève que les indicateurs de la désaffection politique sont présents aujourd'hui et ceux qui appellent au boycott des élections trouvent en ces indicateurs des justifications objectives au boycott. Selon lui, il s'agit d'une situation qui indique que l'étape postélectorale ne concerne pas tous les Marocains et que le dysfonctionnement existe au sein des partis politiques qui seraient les seuls responsables car ils n'ont pas été à la hauteur de ce rendez-vous et n'ont pas saisi la nécessité du renouvellement des élites.
Si l'expérience des élections de 2007 se reproduit, cela voudrait dire que nous allons faire face non pas à un cas isolé mais à une réalité d'ordre structurel, avertit-il.
L'éditorialiste du journal +Attajdid+ relève, à son tour, que les neuf premiers jours de la campagne électorale font état d'une crise de confiance chez de larges franges de la société quant à la crédibilité des élections, notant que la campagne électorale destinée initialement à la défense des programmes et des candidats s'est transformée en un appel à la mobilisation pour une participation massive au scrutin et au processus politique en cours.
L'auteur de l'éditorial estime, d'autre part, qu'un espoir de changement s'est manifesté chez d'autres catégories sociales qui estiment que le scrutin du 25 novembre constitue une dernière occasion pour réhabiliter l'action politique et mettre fin à l'ère de contrôle des institutions élues.
Quant à +Annahar Al Maghribia+, il écrit qu'à partir de ce lundi, la campagne électorale relative aux législatives atteint son summum, ajoutant que cette campagne est tout à fait différente des précédentes car il s'agit d'un rendez-vous exceptionnel, un rendez-vous avec l'histoire nouvelle du Royaume, puisque le gouvernement sera issu de la majorité parlementaire.
L'éditorialiste relève, en outre, que les jours précédents de cette campagne se sont déroulés dans de bonnes conditions, à l'exception de certains dépassements et irrégularités.
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