SocieteLes enfants qui subissent des châtiments corporels ont tendance à être plus agressifs, c'est la conclusion à laquelle sont arrivés deux chercheurs canadiens à la suite d'une analyse exhaustive des études portant sur ce sujet menées au cours des 20 dernières années.
La Dre Joan Durrant, du département de médecine familiale des sciences sociales de l'Université du Manitoba, et Ron Ensom, de l'Hôpital pour enfants Eastern Ontario, citent à l'appui un organisme de recherche qui associe depuis 1990 les châtiments corporels à des niveaux élevés d'agression, ainsi qu'à une incidence plus élevée de problèmes de santé mentale comme la dépression, l'anxiété, la toxicomanie et la consommation d'alcool.
Les conclusions de ces deux chercheurs, publiées lundi dans le journal de la Canadian Medical Association (CMAJ), montrent également que les châtiments corporels peuvent ralentir le développement cognitif et nuire à la réussite scolaire.
"Aucune étude n'a trouvé que la punition corporelle peut avoir un effet positif à long terme, et la plupart des études ont constaté des effets négatifs", ont écrit les chercheurs canadiens, notant qu'une étude menée auprès de 500 familles a démontré que, lorsque les parents ont été formés afin de réduire le recours à la punition physique, les comportements difficiles chez les enfants ont également diminué.
Les chercheurs soulignent, en outre, que les membres de la profession médicale peuvent jouer un rôle important en conseillant les parents sur les approches disciplinaires constructives, fondées sur des preuves scientifiques, afin de favoriser le développement sain des enfants.
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