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Le milieu malien Seydou Keita (C) fait une tête lors du quart de finale de la CAN remporté contre le Gabon à Libreville, le 5 février
LIBREVILLE (AFP) |
> SPECIAL CAN 2012
A moins d'une énorme surprise, la CAN-2012 semble s'acheminer vers une finale de rêve, entre le Ghana et la Côte d'Ivoire, qui affrontent mercredi en demi-finales, respectivement, la Zambie à Bata (16h00 GMT) et le Mali à Libreville (19h00 GMT). Ghanéens et Ivoiriens, donnés favoris dès le début de la compétition, ont honoré jusqu'à présent leur statut et n'ont plus qu'un petit pas à franchir pour arriver à une finale inédite.
Ils ont les moyens pour cela et ce n'est pas la volonté qui va leur manquer, puisqu'ils ont frôlé le sacre continental dernièrement, mais ont été stoppés en finale par le même adversaire, à savoir l'Egypte (vainqueur en 2006 des Ivoiriens et en 2010 des Ghanéens).
Mais les deux géants, derniers rescapés d'une CAN pleine de surprise (depuis les éliminatoires), doivent faire attention à ne pas tomber dans le piège des Zambiens et Maliens, qui comptent bien jouer leur va-tout afin de poursuivre leur rêve. Cela concerne surtout les Blacks Stars qui abordent ce stade de la compétition avec un brin de doute. //Des Blacks Stars en doute contre des Chipolopolos le vent en poupe.
Sur le papier, les Blacks Stars, quart de finalistes du Mondial-2010, demi-finalistes (2008) et finalistes (2010) des deux dernières Coupes d'Afrique, ont les faveurs des pronostics devant des Chipolopolos qui jouent leur première demi-finale depuis 16 ans. Mais sur le terrain, le Ghana a émis des signes inquiétants lors de ses dernières sorties. Après une qualification sans panache, mise alors sur le compte d'un réalisme extrême (deux courtes victoires contre le Botswana 1-0 et le Mali 2-0 et un nul, face à la Guinée 1-1), les Ghanéens ont eu tout le mal du monde à surclasser les Tunisiens en quart de finale.
Tenus en échec et forcés à jouer les prolongations, ils n'ont eu leur salut qu'à une bourde du gardien des Aigles de Carthage (2-1).
C'est donc un géant en proie au doute que doivent affronter les Zambiens, qui restent sur une éclatante victoire en quart, face au Soudan (3-0), après avoir émergé du groupe A du premier tour, notamment grâce à une victoire sur le grand favori, le Sénégal (2-1) et le pays hôte, la Guinée Equatoriale (1-0), contre un nul face à la Libye (2-2).
Pour les hommes d'Hervé Renard, venir au bout de cet adversaire de taille reste possible, il suffit pour cela de suivre l'exemple de la Tunisie, qui a trouvé les ressources nécessaires pour revenir au score (1-1) lors du quart de finale. Mais, ils doivent faire attention à ne pas baisser leur garde, car les Ghanéens disposent de bons joueurs capables de tirer profit de la moindre faille. Le malheureux Mathlouthi en a, d'ailleurs, eu la démonstration, mais à ses dépens.
A ce niveau, les Zambiens risquent trop, sachant qu'ils ont souvent pâti d'un gros défaut lors de cette CAN, à savoir la tendance à s'effacer dans certaines séquences de jeu. Une tendance qui était flagrante en quart de finale ûils se sont endormis 51 minutes avant d'inscrire un 2è but- et qui aurait pu être fatale s'ils avaient affaire à un adversaire de meilleure stature que le Soudan. //Les Aigles peuvent-ils stopper les Eléphants ?
Tous les indicateurs jouent en faveur des Ivoiriens et les donnent favoris pour la finale, voire pour le titre. La référence la plus récente des Eléphants reste une campagne jusque-là parfaite, avec quatre victoires en autant de matches, une lucarne propre et la ligne d'attaque la plus prolifique de cette CAN, avec huit réalisations (ex aequo avec la Zambie).
Les Ivoiriens, qui retrouvent le dernier carré du tournoi continental, comme en 2006 (finaliste) et 2008 (4è), après avoir été éliminés dès les quarts en 2010, affronteront également un rival historiquement inférieur (21 matches, 14 victoires pour la Côte d'Ivoire, 6 nuls et une seule victoire du Mali).
Une autre source de crainte pour les Maliens, qui cherchent à atteindre la deuxième finale de leur histoire après 1972, est la progression d'une équipe ivoirienne qui va crescendo.
Après un premier tour négocié en douceur, les Ivoiriens se sont ressaisis de la plus belle manière en écartant (3-0) un des deux pays co-organisateurs, la Guinée Equatoriale, grâce notamment à un Didier Drogba comme on l'a toujours connu (doublé).
Les Aigles seront ainsi condamnés à un autre exploit. Pour cela, ils doivent user de leur force de caractère et de leurs qualités collectives, mais surtout croire en leur bonne étoile, car il faut dire que la chance était de leur côté jusqu'à présent.
Après une qualification au forceps, grâce notamment au nul (1-1) des Guinéens face au Ghana lors de la dernière journée du groupe D, les hommes d'Alain Giresse, complètement dominés par les Gabonais, ont eu une bouffée d'oxygène après la sortie de Daniel Cousin (68è), qui mobilisait aux côtés d'Aubameyang l'essentiel de l'effectif malien. Une erreur de Gernot Rohr (même si Cousin était épuisé physiquement), que Gigi n'a pas manqué d'exploiter, pour donner à son attaque cette force de frappe qui lui a permis de renverser la tendance.
Devant un groupe ivoirien plus complet et plus équilibré, avec une base défensive solide et une ligne d'attaque percutante et pétrie de talents, les Maliens auront du mal à résister et devraient, dans le meilleur des cas, retarder le mal.
La finale aura lieu dimanche à Libreville (19h00 GMT), alors que le match pour la troisième place est prévu samedi à Malabo, à la même heure.
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