La Conférence internationale sur le cancer, prévue du 12 au 14 janvier à Marrakech, sera l'occasion de "plaider pour que le prix du vaccin contre le cancer du col de l'utérus, entre autres, devienne accessible", a indiqué le directeur exécutif de l'Association Lalla Salma de lutte contre le Cancer (ALSC), Pr. Rachid Bekkali.
"Les laboratoires sont prêts à faire un effort. Il faut impliquer de plus en plus les Etats et les organismes internationaux", a-t-il insisté dans un entretien à l'hebdomadaire +Jeune Afrique+, paru lundi en France.
Pr. Bekkali a également mis l'accent sur les enjeux de cette rencontre pour la promotion de la coopération en matière de lutte contre le cancer et l'accès aux soins.
Il s'est dit convaincu que la lutte contre le cancer ne peut réussir que si elle est "globale", de la prévention aux soins palliatifs, et "intégrée" à un système de santé.
Il a mis en avant à cet égard l'expérience du Maroc où "la donne a totalement changé avec la mise en place d'un plan national sur le long terme et la généralisation de l'accès aux soins", notant que désormais 95% des patients nécessiteux ont accès aux traitements de pointe, grâce à l'Association Lalla Salma de lutte contre le Cancer et ses partenaires.
"Nous devons encore renforcer les programmes de dépistage précoce pour les cancers du sein et du col de l'utérus, et institutionnaliser la lutte contre le tabagisme", plaide le directeur exécutif de l'association présidée par SAR la Princesse Lalla Salma, qui accorde une attention particulaire à la coopération internationale.
Pr. Bakkali a rappelé que l'ALSC a déjà créé une Alliance des ONG de la Méditerranée orientale dans la perspective de "l'étendre à l'Afrique francophone".
L'association a, en outre, mis en place un partenariat de formation avec la Mauritanie tandis qu'au Mali, elle contribue à la création d'une maison des parents et d'un nouveau centre d'oncologie pédiatrique, ainsi qu'à la mise en place d'un plan national, en plus d'autres projets avec d'autres pays, dont le Sénégal, le Gabon et la Côte d'Ivoire.
"On observe un intérêt de plus en plus marqué des pays pour la lutte contre le cancer", conclut le directeur exécutif de l'ALSC.