Unicef: Les enfants, premières victimes du réchauffement climatique

MAP / .
24.11.2015
15h18
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Les enfants sont les premières victimes du réchauffement de la planète et les plus exposés aux risques climatique, selon le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF).

Dans une étude publiée à quelques jours de la Conférence de Paris sur le climat, l'UNICEF indique qu’environ 690 millions d'enfants vivent dans les régions les plus vulnérables aux conséquences du changement climatique.

Quelque 530 millions d'enfants habitent dans des pays soumis régulièrement à des inondations catastrophiques, la plupart en Asie, et 160 millions dans des zones de grande sécheresse, notamment en Afrique.

"Le nombre d'enfants exposés aux risques climatiques est inquiétant", souligne l'étude, notant que "ce sont les enfants qui vont souffrir le plus du réchauffement planétaire "dont subissent déjà lourdement les conséquences".

Les événements climatiques extrêmes amplifiés par la hausse de la température mondiale (ouragans, inondations, sécheresse, vagues de chaleur, accélèrent aussi la propagation des principales maladies infantiles comme le paludisme, la malnutrition, la diarrhée aiguë et la pneumonie.

Selon l’UNICEF, la sécheresse ravage les cultures et fait grimper les prix alimentaires, aggravant la malnutrition dans les pays pauvres. Celle-ci est responsable de la moitié des décès chez les enfants de moins de cinq ans dans le monde ainsi que de retards de croissance, rappelle-t-il.

L'agence onusienne recommande de "donner la priorité dans l'adaptation au changement climatique aux besoins des plus vulnérables, dont les enfants".

Davantage d'enfants pourront être préservés des pires effets du réchauffement si l'action entreprise pour réduire les émissions de gaz à effet de serre est plus ambitieuse. "Il faut également réduire les inégalités", insiste Nicholas Rees, l’un des auteurs de l’étude, en déplorant qu’"un enfant pauvre et un enfant riche n'aient pas les mêmes atouts" face aux risques climatiques.

Ce rapport est rendu public à quelques jours de l'ouverture de la conférence climatique de Paris (COP21) qui ambitionne de réunir assez d'engagements pour limiter le réchauffement à 2 degrés par rapport à l'ère préindustrielle dans le cadre du premier accord universel contraignant.  

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