Syrie: l'espoir humanitaire après la suspension des pourparlers

Menara / Avec agences
04.02.2016
09h57
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Des policiers montent la garde devant le centre Reine Elizabeth II à Londres, le 4 février 2016, où se tient une conférence des pays donateurs pour la Syrie | afp
Des policiers montent la garde devant le centre Reine Elizabeth II à Londres, le 4 février 2016, où se tient une conférence des pays donateurs pour la Syrie
Une conférence des pays donateurs pour les Syriens victimes de la guerre s'ouvrait jeudi à Londres avec la participation du Maroc..

Le Royaume est représenté à cette conférence par une importante délégation conduite par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération Salaheddine Mezouar, et comprenant notamment le Secrétaire général du ministère des AE Nasser Bourita, le directeur des Pays Arabes Ahmed Tazi et l’ambassadeur du Maroc en Grande-Bretagne Lalla Joumala. En marge de cette conférence, M. Mezouar et la délégation l'accompagnant doivent rencontrer plusieurs responsables des pays participant à cette grand-messe.

Des dirigeants du monde entier, dont le Premier ministre britannique David Cameron, la chancelière allemande Angela Merkel et le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, devaient tenter dans la capitale britannique de lever neuf milliards de dollars en faveur des 18 millions de Syriens victimes de la guerre, avec l'ambition d'endiguer la crise des réfugiés qui, du Moyen-Orient à l'Europe, pèse sur les pays d'accueil.

Le gouvernement britannique a d'ores et déjà promis 1,2 milliard de livres (1,74 milliard de dollars) supplémentaire d'ici 2020 pour aider les victimes du conflit en Syrie.

Le secrétaire général de l'ONU arrive au centre Reine Elizabeth II à Londres, le 4 février 2016, où se tient la conférence des pays donateurs pour la Syrie

"Nous avons besoin de plus d'argent pour répondre à cette crise et nous en avons besoin maintenant", a déclaré David Cameron.

Pour répondre au drame syrien, les donateurs devront se montrer plus généreux que lors de la précédente conférence, en 2015, où seuls 3,3 milliards avaient été récoltés sur les 8,4 milliards réclamés.

"C'est inacceptable: réunir suffisamment de fonds pour assurer les besoins vitaux des réfugiés est le minimum qu'on puisse attendre de nous", a souligné M. Cameron.

La conférence, à laquelle doit également participer le secrétaire d'Etat américain John Kerry, s'ouvrait quelques heures après la suspension par l'ONU des pourparlers inter-syriens de paix à Genève, théoriquement jusqu'au 25 février.

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