Tarek Ramadan: saisine de l'organe de contrôle de la Justice rejetée

Menara.ma / MAP
14.02.2018
16h59
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L'islamologue Tariq Ramadan | Ph: AFP/Archives
L'islamologue Tariq Ramadan
Le justice française a rejeté, mercredi, la demande de saisine de l'Inspection générale de la justice (IGJ), introduite récemment par les avocats de l'islamologue Tarek Ramadan.

Le ministère français de la Justice a rejeté, mercredi, la demande de saisine de l'Inspection générale de la justice (IGJ), introduite récemment par les avocats de l'islamologue Tarek Ramadan, inculpé et incarcéré dans le cadre de plaintes pour viols déposées par deux femmes en France.

"A ce stade, les critères de la saisine de l'Inspection générale de la justice ne sont pas réunis. L'information judiciaire est actuellement en cours. Elle vise à rassembler les éléments de preuve à charge et à décharge et c'est au juge de vérifier", a expliqué le ministère.

Les avocats de l'universitaire avaient réclamé la saisine de cet organe de contrôle de l'administration judiciaire après qu'ils aient, selon eux, pointé des problèmes de procédure portant préjudice à leur client.

Ils se sont appuyés à cet effet sur une note transmise au parquet de Paris le 6 décembre dernier, faisant état de l'agenda de Tariq Ramadan, et qui prouverait «qu'il est impossible que les faits dénoncés» par l'une des deux plaignantes «aient été commis, comme elle le prétend, le 9 octobre 2009 dans l'après-midi à l'hôtel Hilton de Lyon, puisque Tariq Ramadan est arrivé à l'aéroport de Lyon Saint-Exupéry le 9 octobre 2009 à 18h35».

Incarcéré le 2 février dans la prison de Fleury-Mérogis, près de Paris, suite à son inculpation pour viol et viol sur personne vulnérable, Ramadan avait fait appel de sa détention provisoire.

Fin octobre, deux femmes avaient déposé plainte contre l’islamologue suisse de 55 ans, qu’elles accusent de les avoir violées.

L’une l'accuse de l'avoir violée et frappée lors de leur unique rencontre dans un hôtel à Lyon en 2009 et la seconde, d’avoir abusé d’elle dans un hôtel à Paris en 2012.

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