D'un tweet, Trump limoge Tillerson, chef de la diplomatie américaine

Menara.ma / AFP
13.03.2018
16h05
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Le secrétaire d'État américain Rex Tillerson. | Ph: Archives
Le secrétaire d'État américain Rex Tillerson.
D'un tweet, le président américain Donald Trump a annoncé mardi le limogeage de Rex Tillerson, remplacé au poste de secrétaire d'Etat par l'actuel directeur de la CIA, Mike Pompeo.

Changement à la tête de la diplomatie américaine: d'un tweet, le président américain Donald Trump a annoncé mardi le limogeage de Rex Tillerson, remplacé au poste de secrétaire d'Etat par l'actuel directeur de la CIA, Mike Pompeo.

Après des mois de rumeurs sur un départ mille fois donné comme imminent, le sort l'ancien homme fort d'ExxonMobil, qui peinait à trouver sa place à Washington et entretenait des relations difficiles avec le locataire de la Maison Blanche, a été scellé.

"Mike Pompeo, le directeur de la CIA, deviendra notre nouveau secrétaire d'Etat. Il fera un travail fantastique! Merci à Rex Tillerson pour ses services!", a lancé M. Trump.

Le président septuagénaire a par ailleurs annoncé que Gina Haspel deviendrait la nouvelle directrice de la CIA, la première femme choisie à ce poste.

La Maison Blanche a mis en avant la volonté du président d'avoir une nouvelle équipe au moment d'aborder des négociations historiques avec la Corée du Nord. Ce dernier a accepté la semaine dernière l'invitation du dirigeant Kim Jong Un à une rencontre d'ici fin mai, afin notamment de discuter de dénucléarisation.

Ironie suprême: début octobre, l'impétueux président avait, fait rare, publiquement rabroué son secrétaire d'Etat pour avoir évoqué l'existence de canaux de communication visant à sonder les intentions de la Corée du Nord.

"Il perd son temps à négocier", avait-il écrit sur Twitter. "Conserve ton énergie Rex, nous ferons ce que nous devons faire."

Interrogé sur les raisons de ce limogeage, le président a mis en avant des désaccords de fond, en particulier sur le dossier nucléaire iranien.

"Nous nous entendions bien mais nous avions des désaccords", a-t-il lancé depuis les jardins de la Maison Blanche, en partance pour la Californie. "Quand vous regardez l'accord sur le nucléaire iranien: je pensais qu'il était horrible, il pensait qu'il était passable".

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