De moins en moins de stations-service en France

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13.08.2018
12h01
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Le pistolet d'une pompe à essence | Ph: AFP
Le pistolet d'une pompe à essence
La France ne comptait en 2017 que 11.147 stations-service contre près de 41.500 en 1980, soit quelque 30.000 en moins, selon l'Union française des industries pétrolières (UFIP).

Quarante stations-service de moins qu'en 2016 ont encore arrêté leur activité l’année passée, indique la même source citée par plusieurs médias français.

La France possède en fait de moins en moins de petites stations, alors que les pompes auprès des supermarchés se sont généralisées, observe UFIP précisant que plus de 60% des volumes de carburant sont aujourd'hui écoulés par la grande distribution.

L’Union évoque également pour expliquer la tendance l’existence d’une réglementation «de plus en plus drastique» en la matière et des aménagements urbains qui ont entraîné un important déclin de l’activité en milieu urbain.

Une tendance qui risque de s'accélérer puisque d'ici 2020, les pompes ne pourront plus être situées à moins de treize mètres d'un immeuble d'habitation, affirme la même source.

Mais c’est dans les départements ruraux que se posent le plus de soucis, fait remarquer Francis Pousse, un membre du Conseil national des professions de l'automobile (CNPA) en avançant pour preuve le fait que «beaucoup de communes cherchent à monter leur propre station municipale».

Pour permettre l’accès des citoyens à ce service et bonifier leurs activités, les petites stations dispensent des prestations de plus en plus variées.

Symbolisé par le lavage des voitures, le service se décline maintenant sous forme d'épicerie, presse, café, dépôt de colis et même de… toilettage des chiens.

Par ailleurs, les stations-service se trouvent devant l’obligation de s’adapter eu égard au déclin attendu du gazole qui représente encore aujourd’hui 80% des volumes vendus en France.

«On sera à l'horizon de 10 ans des distributeurs de multi-énergies», a indiqué Francis Pousse, qui affirme «croire beaucoup par exemple dans l'hydrogène».

Cependant, "comme le marché n'est pas là et que leur capacité d'investissement (des stations-service) est évidemment limité, ça ne les encourage pas à investir pour poursuivre l'activité", s'inquiète Frédéric Plan, délégué général auprès de la Fédération combustibles et carburants.

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