Brexit: L'UE veut un accord "au plus tard" début novembre

Menara avec map / .
22.08.2018
12h32
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Drapeaux du Royaume-Uni et de l'Union européenne (UE)
Drapeaux du Royaume-Uni et de l'Union européenne (UE)
L’Union européenne (UE) a espéré mardi parvenir, début novembre "au plus tard", à un accord avec le Royaume-Uni en vue de son départ de l'Union en mars 2019.

"Ca peut être début novembre mais ça ne peut pas être beaucoup plus tard", a souligné le négociateur en chef de l’UE pour le Brexit, Michel Barnier, lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue britannique, Dominic Raab, à Bruxelles.

Les deux parties ont convenu de négocier "en continu" et multiplier les rencontres dans ce sens.

"Les négociations entrent maintenant dans leur phase finale. Nous avons convenu que l'UE et le Royaume-Uni allaient désormais négocier en continu", a affirmé M. Barnier qui réitère son attachement à "un retrait ordonné", malgré le débat actuel au Royaume-Uni sur la possibilité de "no deal" ou l’absence d'accord.

Pour sa part, M. Raab a réaffirmé l’engagement du gouvernement britannique dans ces discussions, se disant sûr que "si nous avons cette ambition, ce pragmatisme, cette énergie des deux côtés, nous pouvons avoir un accord en octobre".

M. Barnier avait récemment annoncé qu’un accord a été trouvé pour 80 % des dispositions de l’accord de retrait, en référence notamment aux progrès sur les droits des citoyens, la facture du divorce que Londres devra payer en quittant l'UE ou encore la période de transition post-Brexit.

"Cependant, 80 %, ce n’est pas 100 %", avait prévenu le négociateur européen, insistant sur l’impératif de se mettre d’accord sur des points importants, dont la délicate question irlandaise.

L'UE tient à ce que le Brexit "ne crée pas une frontière physique entre l’Irlande (qui reste dans l'UE) et l’Irlande du Nord (qui la quitte)", en exigeant le principe de "backstop", la solution de précaution pour garantir le maintien de l'Irlande du Nord dans son territoire douanier, si Londres et Bruxelles ne concluent pas d'accord satisfaisant.

Londres qui a validé ce principe, continue en revanche à défendre une union douanière qui étendrait à l'ensemble du territoire britannique l'absence de frontière décrétée en Irlande.

En juillet, la Commission européenne avait dit envisager toutes les issues pour le Brexit, dont l’absence d’un accord de retrait avec Londres. Si l'accord de retrait est ratifié avant le 30 mars 2019, le droit de l'UE cessera de s'appliquer dans le et au Royaume-Uni à partir du 1er janvier 2021, c'est-à-dire après une période de transition de 21 mois. Si l'accord n'est pas ratifié avant le 30 mars 2019, il n'y aura pas de période de transition et le droit de l'UE cessera de s'appliquer automatiquement à la date du départ, ce qui constituera une "rupture brutale" entre Londres et Bruxelles.

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