Lions de l'Atlas, que l’aventure commence

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12.06.2018
12h55
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Les joueurs de l'équipe nationale célèbrent le but d'Ayoub El Kaabi face à l'Ouzbékistan (2-0), le 27 mars 2018 à Casablanca. | Ph: Mohsine Idrissi
Les joueurs de l'équipe nationale célèbrent le but d'Ayoub El Kaabi face à l'Ouzbékistan (2-0), le 27 mars 2018 à Casablanca.
Après quatre éditions manquées, les Lions de l’Atlas retrouvent le gotha du football mondial.

En débarquant à Saint-Pétersbourg pour sa première sortie face à la sélection iranienne, le Maroc devra capitaliser, obligatoirement, sur son bon parcours aux qualifications après s’être épanouie en prenant de l’ampleur lors de ses sorties de campagne africaine vers le Mondial.

Ce premier match l’Iran sera déterminant. Une victoire est synonyme d’espoir pour entrevoir dans de meilleures dispositions, mentales et physiques, mais surtout avec moins de pression, les deux derniers matchs devant les favoris (Portugal et Espagne).

Marocains et iraniens présentent des caractéristiques et des statistiques presque identiques. Les deux camps disputent, chacun, leur cinquième mondial mais avec des honneurs différents. Les Marocains ayant réussi à crever l’écran avec le premier coup d’éclat de la génération dorée de 1986 en sortant en tête de leur poule après deux nuls blancs (Angleterre et Pologne) et une victoire (Portugal, 3-1), alors que les Iraniens n’ont jamais franchi la phase de groupe (1978, 1998, 2006 et 2014).

Ils ont aussi en commun leur parfait parcours de leur groupe respectif de qualification continentale en restant invaincues, les Lions de l’Atlas ne concédant aucun but au moment où les hommes du coach portugais Carlos Queiroz en ont pris deux (dernier match contre la Syrie).

Le Onze marocain, qui n’habitait plus au même étage, a, en fin de compte, chassé les parasites des précédents périples continentaux du mondial en battant les équipes qui tentaient de lui barrer la route vers la Russie. L’équipe type est bien installée, elle a aussi progressé avec une hiérarchie dessinée enchaînant sa course vers le pays des Tsars.

Les deux semaines (1er tour) les plus longues, tant à préparer qu’à jouer, sont désormais là devant. Les "petits poucets", placés dans le dernier chapeau du tirage au sort pour cause de leur disette de 20 ans, se doivent, dès l’entrée en la matière, réitérer leur forte personnalité, se transcender et être capables de maintenir, à l’occasion du cru 2018, leur rythme de la campagne éliminatoire.

Les Lions de l’Atlas ont confirmé, avant le cap vers la Russie, leur bonne forme et leur capital confiance et surtout leur état d’esprit et leur jeu homogène en achevant les matches préparatoires face à l’Estonie sur une nette victoire (3-1) après celle contre la Slovaquie (2-1) et le nul blanc devant l’Ukraine mais en concédant deux buts. Une première alerte.

L’équipe, soudée, l’a déjà prouvé aux tournants des qualifications avec une défense hermétique, un milieu bosseur et une attaque flamboyante. En effet, au fil des éliminatoires avec en point d’orgue la victoire face aux Eléphants ivoiriens (0-2), elle a réaffirmé que c’est dans le travail à l’entraînement et dans la détermination du groupe que se créent les conditions de l’instinct, de l’énergie, de la rage de vaincre et que s’entretient cette ambiance pour monter en puissance et se placer en outsider sérieux pour la qualification. C’est sa première raison d’être, l’objectif pour lequel elle est conditionnée.

Le team, qui a connu des moments forts et exaltants en donnant du plaisir à tous, a bâti ses fondations sur cet objectif. Et face à l’Iran, ce sera une rencontre particulière qu’il ne faut pas louper, ni se plomber l’entame du tournoi avec une défaite ou un partage des points d’autant que le choc du groupe (Espagne-Portugal) lui emboitera le pas.

C’est pourquoi dès l’entrée, Hervé Renard doit miser principalement sur la qualité intrinsèque et la vitesse de ses attaquants tout en veillant à museler les vedettes les plus en vue de l’autre camp à l’instar d’Alireza Jahanbakhsh, qui a terminé la saison en tant que meilleur buteur de l’Eredivise néerlandaise (21 buts) ou encore leur nouveau espoir de 23 ans Sardar Azmoun (Rubin Kazan, Russie), cinquième meilleur buteur iranien de tous les temps (22 réalisations en 30 sélections) et qui évolue pratiquement à domicile.

Se concentrer, d’abord, sur ses propres forces et penser, ensuite, à annihiler celles d’en face car sur l’aire du jeu, nulle question à se poser. Il faut jouer pour "la gagne qui est l’unique leitmotiv pour ne pas faire les bagages".

Face à l’Espagne, champion du monde 2010, et au Portugal, champion européen sortant et un match avec un gout de revanche, ce sera un parcours difficile mais pas une mission impossible. Que l’aventure commence.

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