HACA:Le temps d'antenne quasi-équité dans les magazines d'information

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28.08.2012
15h50
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Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle | Archive
Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle
Les magazines d'information, dans les médias publics et privés, ont été "proches de l'équité" en matière de répartition du temps accordé aux personnalités politiques, professionnelles et syndicales

Tandis que les journaux d'information sont "loin" d'atteindre cet objectif, a affirmé le Conseil supérieur de la communication audiovisuelle (CSCA).

Ce constat a été dressé dans le relevé annuel établi par la Haute autorité de la communication audiovisuelle (HACA) sur le suivi de "l'expression pluraliste des courants de pensée et d'opinion au sein des services audiovisuels" pour l'année dernière, hormis la campagne référendaire (17 juin/1er juillet) et la période électorale des législative (12 octobre/22 novembre), régies respectivement par les décisions du CSCA N.46-06 et N.46-11. Quant à la période comprise entre le 25 novembre et le 31 décembre de cet exercice, elle a été neutralisée en application des dispositions de l'article 6 de la décision 46-06 qui retient, comme point de départ, le vote de confiance au programme gouvernemental, intervenu le 26 janvier 2012.

En effet, le CSCA se penche sur la répartition du temps d'antenne dans les média audiovisuels entre quatre catégories d'intervenants, à savoir le gouvernement, la majorité parlementaire, l'opposition parlementaire et les partis non-représentés au Parlement.

Le relevé concerne 20.293 journaux d'information et 251 heures d'interventions de personnalités publiques et confronte les apparitions des partis politiques (majorité et opposition) et organisations professionnelles aux dispositions des articles 6 et 7 de la décision du CSCA N.46-06 relative aux règle de la garantie du pluralisme, d'expression des courants de pensée et d'opinion dans la communication audiovisuelle en dehors des périodes électorales.

Pour les journaux d'information diffusés par les média audiovisuels publics, on relève que la part du gouvernement et de la majorité parlementaire a dépassé les 79 % sur Al Oula, 2M, Médi 1 TV, TV Tamazight et TV Laayoune. Elle a atteint 90 % sur la Radio nationale, contrairement à la quasi-équité sur la Radio amazigh. Les interventions du gouvernement ont été largement prédominantes, sauf sur la Radio Amazigh et TV Laayoune. Quant aux partis non représentés au Parlement, leur part était faible, sauf sur la Radio amazigh et TV Tamazight.

Concernant les média audiovisuels privés, le principe de l'équité a été "diversement" atteint entre les quatre catégories. Le relevé fait remarquer que la part du gouvernement et de la majorité parlementaire a dépassé les 70 % sur Radio Atlantic, Radio Aswat et Radio Med, pour atteindre 90 % sur Radio Medina FM.

Pour ce qui est des organisations syndicales et professionnelles, on note que les centrales syndicales participant au dialogue social (FDT, UMT, CDT et UNTM) ont toutes eu accès aux média audiovisuels, aussi bien privés que publics.

La CGEM a eu droit aux temps de parole le plus élevé (12 heures sur un volume total de 25 heures), mais a été absente de deux médias audiovisuels : Radio MFM et Radio MFM Souss, tout en bénéficiant sur Radio Atlantic, à elle seule, de 37,43 pc du volume horaire global consacré à la CGEM sur l'ensemble des média audiovisuels suivis.

Pour les femmes, le temps d'antenne accordé aux personnalités publiques féminines n'a pas dépassé 10 % sur l'ensemble des supports, à l'exception de Radio Luxe.

Quant à la ventilation des 6.347 magazines d'information et autres émissions, elle fait ressortir que l'équité a été quasiment atteinte entre les parts du gouvernement- majorité parlementaire et celles de l'opposition dans les média audiovisuels publics, sauf pour TV Laayoune. La part des partis non-représentés au Parlement est faible dans les magazines diffusés par les télévisions publiques (sauf sur TV Amazigh) et relativement importante dans les radios publiques.

C'est la chaîne Al Oula qui a consacré le temps de parole le plus élevé aux partis politiques, avec plus de 89 heures, lit-on dans ce rapport, qui relève que l'équité a été quasiment atteinte dans les radios privées à programmation nationale, particulièrement sur Radio Chada FM et Radio Aswat, tandis que sur d'autres stations, le gouvernement et la majorité parlementaire obtiennent trois à quatre fois la part de l'opposition (Med Radio, Radio Luxe et Radio Atlantic).

Les centrales syndicales participant au dialogue social ont toutes eu accès à l'antenne dans le cadre des magazines d'information des média audiovisuels publics, sauf Chaîne Inter et ceux des média audiovisuels privés, sauf Luxe Radio. La CGEM s'est encore une fois taillée la part du lion avec 29 heures sur un volume total de plus de 66 heures.

Les femmes ont eu accès à 19 % du temps d'antenne des magazines d'information diffusés par Cap Radio(14 %), Radio Casa FM (12 %), Luxe Radio (11 %) et les autres média.

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