Edulcorants et grossesse : une nouvelle étude pour alimenter le débat

Menara.ma / Destination Santé
15.08.2012
15h07
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Une femme enceinte | afp
Une femme enceinte
Existe-t-il un risque sanitaire chez la femme enceinte en relation avec la consommation d’édulcorants intenses ?

Comme le rappelait l’ANSES en juin dernier, sur la base de deux études disponibles, la réponse à cette question n’est toujours pas tranchée. Une troisième étude (norvégienne) vient toutefois d’être publiée sur ce sujet. Elle va faire l’objet d’un examen approfondi de l’ANSES. Que dit-elle ?

Il s’agit d’une étude prospective – la Norwegian Mother and Child Cohort - réalisée auprès de 60 761 femmes enceintes. Ce travail a été dirigé depuis l’Hôpital universitaire Sahlgrenska à Göteborg (Suède) par le Dr Linda Englund-Ögge.

Les auteurs ont ainsi mis en parallèle la consommation de boissons édulcorées mais aussi de boissons sucrées, et la fréquence des accouchements prématurés. Au final, « cette étude suggère une association statistique entre l’augmentation du risque de prématurité et la consommation quotidienne de boissons qu’elles soient édulcorées ou sucrées, sans établir de lien de causalité », indique l’Agence nationale de Sécurité sanitaire de l’Alimentation, du Travail et de l’Environnement (ANSES).

Un avis de l’ANSES attendu courant 2013

Ce travail est à paraître dans le numéro de Septembre de la revue The American Journal of Clinical Nutrition. Un résumé est toutefois disponible depuis le 1er août 2012 sur son site Internet.

Dans le cadre de la revue systématique de tous les ingrédients autorisés en Europe, l’Autorité européenne de Sécurité des Aliments (EFSA) étudie actuellement le cas des édulcorants et en particulier de l’aspartame. Les résultats sont attendus pour la fin 2012.

En France, l’ANSES a mis en place un groupe de travail, chargé d’évaluer les bénéfices et les risques nutritionnels des édulcorants intenses. L’objectif est d’établir des recommandations pour les populations sensibles, au premier rang desquelles les femmes enceintes, précisément. Cette nouvelle étude a d’ores et déjà été intégrée à l’ordre du jour des prochaines réunions du groupe de travail. Un avis final devrait rendu « courant 2013 »

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