Des journalistes d'Akhbar al Youm et Al Massae hôtes de la BNPJ

Menara.ma / Said Raissi
17.07.2012
18h10
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Logos Al Masae et Akhbar el yawm | archives
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Des journalistes des quotidiens Akhbar al Youm et Al Massae ont été convoqués pour interrogatoire lundi et mardi dans les locaux de la Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ) à Casablanca.

L'information est rapportée par une source proche des quotidiens contactée par Menara. La même source assure que le directeur de publication d’Al Massae, Abdellah Damoun et son secrétaire de rédaction, Ahmed Aghbalou, ont été entendus ainsi que l’auteur de l'article faisant état d’un enlèvement de l’étudiant Soufiane Azami.

Le directeur de la publication du quotidien Akhbar al Youm Taoufik Bouachrine aurait également été entendu dans le cadre de la même enquête.

L’affaire Soufiane Azami, militant actif au sein du syndicat d’étudiants "Attajdid Attolabi" proche du PJD était porté disparu par les siens dans des circonstances non encore élucidées. Certains médias nationaux avait alors relayé l’information en vançant des hypothèses sur son éventuelle "disparition forcée".

Le ministre de le Justice et des libertés avait du à l’époque monter aux créneaux et rendu public un communiqué disant qu’une enquête judiciaire allait être ouverte sur l’affaire.
Mustapha Ramid, avait ainsi indiqué, en mai dernier que l'affaire de l'étudiant Soufiane Azami, trouvé dans un état qui, selon certains médias, résulterait de torture, fait l'objet d'une enquête dont l'opinion publique sera informée, dès l'aboutissement de cette enquête diligentée par les soins de la Brigade nationale de police judiciaire (BHPJ) chargée du dossier.

Dans un communiqué diffusé sur le sujet par l’agence MAP le 24 mai 2012, Mustapha Ramid avait souligné que "le Royaume du Maroc, dont le peuple a approuvé une nouvelle constitution qui considère les arrestations arbitraires ou secrètes et la disparition forcée comme étant des crimes graves dont les auteurs encourent les peines maximales, ne peut en aucun cas tolérer ces pratiques criminelles et odieuses et fera preuve de diligence dans la poursuite de leurs auteurs, quelles que soient la qualité et la position".

Dans ce cadre, le ministre a expliqué avoir, "dès connaissance des péripéties de cette affaire, ordonné au parquet général compétent de donner ses instructions pour ouvrir une enquête et vérifier la véracité de ces allégations", précisant que l'enquête a établi que le mis en cause a été recueilli par des éléments du 5è arrondissement de police à Salé dans un état hystérique et dépressif. Ils ont alors décidé de le transférer à l'hôpital psychiatrique de la ville, le 6 mai courant. Après son examen par un médecin spécialisé, qui a établi qu'il souffre de dépression et de délire qui expliquent son état d'errance, il a été remis à son père le 21 du même mois, souligne le communiqué.

Autant les institutions de l'Etat, y compris le ministère de la Justice et des libertés, doivent assumer leurs pleines responsabilités dans de tels cas, insiste le communiqué, autant l'ensemble des organisations et médias ont l'obligation de s'assurer de la véracité des faits qu'ils attribuent aux institutions avant toute publication et ce, par respect des dispositions de la loi et des principes d'éthique et de déontologie, conclut la même source.

 

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Vos Commentaires

(1)

lenaif
17.07.2012 - 17:54
les journalistes doivent verifiés les sources de leurs informations avant de les publier.
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