Le climat change et nous ?

Menara.ma / Said Raissi
03.10.2016
12h21
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Le climat change et nous ? Cette question une vingtaine d'acteurs actifs autour de la question du changement climatique ont tenté d'y répondre, samedi à Rabat, lors d'une journée labellisée COP22.

Samedi, sur l’esplanade de la Bibliothèque nationale de Rabat, les Rbatis ont eu petit un avant-gout de l’ambiance écolo qui enveloppera la 22e conférence des parties de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP22) prévue en novembre à Marrakech.

Erigés devant la grande porte de la bibliothèque à l’occasion d’une journée intitulée : « Le climat change et nous ? », organisée par l’Institut français de Rabat, une vingtaine de stands déclinait sa vision d’un monde meilleur sous les yeux intéressés, souvent intrigués des quelques visiteurs venus se donner une conscience verte, à quelques semaines de la grande foire climatique.

Amusés par les gestes joviales d’un jeune militant écologique, des enfants accompagnant leurs parents ont pu apprendre que les détritus pouvaient se refaire une vie, un geste qui dans l’avenir sauvera des vies, leur expliquent des membres d’une association qui se donne pour objectif de sensibiliser les Marocains sur les bienfaits du recyclage des déchets. Des déchets qui font du tord à la planète comme ont pu le comprendre ces mêmes enfants quelques pas plus loin.

L’association des jeunes débrouillards de Fès se proposent d’expliquer de manière ludique, maquette à l’appui, l’effet de serre et son impact sur le changement climatique. Une minuscule planète bleue, rafistolée, protégée par un bocal en verre dont on nous décrit la fragilité permet aux plus jeunes de saisir instantanément l’enjeu qui va se nouer lors des interminables tractations politiques programmée durant une dizaine de jours sous l’égide de l’ONU à Marrakech.

L’engouement des associations présentes à l’occasion de cette journée climat reflète la volonté de la société civile marocaine de sensibiliser la population sur l’activité humaine, responsable du changement climatique. Une partie loin d’être acquise, ont estimé plusieurs participants associatifs, dans l’enceinte de la bibliothèque, lors d’un débat consacré au rôle de la société civile.

" Beaucoup de Marocains pensent que les catastrophes naturelles sont une colère divine conséquence de leurs mauvais actes " a notamment déploré Mohammed Leghtas , membre de la Coalition marocaine pour la justice climatique, groupement associatif créé en juin dans la perspective de la COP 22. " Dans ces conditions, estime Leghtas, il est souvent très difficile de convaincre les gens sur les liens entre leurs activités et l’impact sur le changement climatique ".

Un avis rejeté par une partie de l’assistance. " Les Marocains sont sensibles au sujet du changement climatique à condition de leur expliquer concrètement les conséquences de leurs actes sur leur santé par exemple ", a insisté un membre d’une association écologique de Salé.

Les association ont encore quelques semaine pour capitaliser sur le gros coup de pojecteur sur le climat et nous faire changer. Mais le grand défi, comme l'ont affirmé les intervenants, sera de poursuivre la mobilisation après la COP22.
 

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