Le Festival de Taragalte rend hommage à la femme africaine

Menara avec map / .
30.10.2017
14h02
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La chanteuse "Oum" au Festival international Taragalte, le 29 octobre 2017 à Mhamid El Ghizlane. | Ph: MAP
La chanteuse "Oum" au Festival international Taragalte, le 29 octobre 2017 à Mhamid El Ghizlane.
La 8ème édition du Festival international Taragalte, s'est clôturée, dimanche soir à Mhamid El Ghizlane, avec une soirée dédiée particulièrement à la femme africaine.

Placé sous le thème "Afrik Elles", ce festival culturel et artistique a réservé une présence de marque pour les femmes africaines, en particulier la femme issue du milieu saharien, au travers ses traditions, sa vie de tous les jours, ainsi que son combat, ses chants quotidiens et sa musique douce et expressive.

La star de la musique Soul, "Oum El Ghait", alias "Oum", en sa qualité de marraine de cette 8ème édition a attiré tous les regards avec sa voix envoûtante et son look typique et a gratifié un public venu en masse d’un florilège de chansons tirées des registres Hassani, Houari et Andalou, tels que "Hna", "Ahna Jina", "Lila" et "Haylala Wali".

Telle une princesse des contes des mille et une nuits, elle a subjugué les spectateurs avec un mélange impressionnant de puissance et de sensibilité, dont elle seule a le secret, et une fusion des sonorités marocaines et des rythmes de la musique soul.

Restées éloignées d’une vingtaine de mètres de la scène, la chanteuse "Oum" a invité les femmes à rejoindre la scène pour chanter à l'unisson et en parfaite harmonie son tube baptisé "Taragalte", sous les applaudissements nourris du public venus nombreux.

Cette cérémonie, qui a offert un spectacle haut en couleur, a été également ponctuée par des prestations très applaudies des troupes musicales féminines telles que "Les filles de Illighadad" du Niger, Samira Dinan du Maroc et le groupe "Guedra" qui se sont relayés sur la scène pour interpréter des chants qui puisent dans le patrimoine culturel africain, abordant la vie quotidienne dans les oasis, la vie des nomades, la famille et les cérémonies de mariage, entre autres.

Par ailleurs, un grand hommage a été rendu à une figure emblématique du panorama musical touarègue, l’artiste malienne Lalla Badi, considérée comme la gardienne des traditions touarègues.

Chanteuse et joueuse de Tindi, musique originale mariant à la fois les airs bleus et les sonorités africaines, Lalla Badi ou simplement "Lalla" comme aiment l’appeler les Touaregs, diffuse et chante dès le début des années 60 sa poésie targue. Elle encourageait les hommes à aller aux combats et exaltait donc dans ses poèmes, le sentiment patriotique, la bravoure, les hommes et leur monture (les chameaux).

Symbole d’un répertoire musical et poétique riche et varié, celle qui est considéré comme la doyenne du Tindi, a créé en 1990 l’association "Issakta" (les souvenirs) pour préserver et perpétuer le patrimoine dont elle est devenue l’une des principales dépositaires.

Ce festival a été également marqué par l’organisation de la 4ème édition de la caravane culturelle pour la paix qui ambitionne d’encourager la réconciliation entre les populations de l'Afrique Subsaharienne et contribuer au processus de la paix.

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