Salon du livre: des passionnés, mais "surtout des professionnels"

Menara.ma / Said Raissi
10.02.2018
13h03
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Salon international de l'Edition et du Livre de Casablanca | Ph: MAP/Archives
Salon international de l'Edition et du Livre de Casablanca
La 21ème édition du Salon international du livre de Casablanca a ouvert vendredi ses portes avec comme invité d’honneur, l’Egypte, mais surtout et avant tout les professionnels du livre.

Le  Salon du livre a ouvert vendredi, à Casablanca, les premières pages de son 24ème chapitre avec au menu, comme chaque année, des piles d’ouvrages, courtisés par des passionnés, réunis autour d’interminables débats autour de la lecture, mais aussi et surtout par des professionnels du métier qui, comme chaque année, espèrent faire fructifier leur commerce.

Certes, le livre est avant tout un objet culturel, mais c’est aussi une industrie que le Salon international du livre tente de promouvoir.

« Ce salon n’a pas pour vocation première de résoudre les problèmes du livre et de la lecture », nous explique Hassan El Ouazzani, directeur du livre au ministère de la culture et coordinateur du comité d’organisation. « Il s’agit avant tout d’offrir un lieu de rencontre aux professionnels du livre, qu’ils soient auteurs, éditeurs ou libraires ».

Ainsi, ce sont pas moins 700 maisons  d’éditions,  en provenance de 45 pays qui cette année se croisent dans les allées du salon, donnant l’opportunité aux professionnels d’étendre leurs réseaux, comme le souligne Hassan El Ouazzani.

Nouveauté de cette édition, des bornes interactives ont été disposées donnant accès à la liste des 124.000 titres proposées pour cette édition. Autant d’opportunité pour les participants de répondre aux chiffres alarmants d’une étude sur les pratiques culturelles des Marocains que l’association  « Racines » a récemment publiée.

On y apprend que 64,3% des Marocains n’ont acheté aucun livre au cours des 12 mois qui ont précédé l’enquête et que 84,5% ne se sont inscrits dans aucune bibliothèque ou médiathèque sur la même période.

Autre enseignement : seuls 5,1% des interviewés ont affirmé fréquenter des bibliothèques plusieurs fois par semaine et 9,8% se sont déjà essayé à l’écriture de poèmes ou de romans.

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