Mawazine: "Al Amir", prince du Chellah

Menara.ma / Said Raissi
25.06.2018
22h54
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Scène du Chellah
Scène du Chellah
Dans une ambiance intimiste, le festival Mawazine a proposé, lundi, un voyage au cœur des sonorités flamenco avec un maitre de la guitare nommé "El Amir", prince du Chellah, le temps d'un concert.

Ici, on est bien loin du tapage des grandes scènes du festival Mawazine. Dans une ambiance beaucoup plus calme, le site du Chellah, inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco, ouvre chaque jour ses remparts à des musiques venues des coins les plus reculés du monde.

Protégé par des remparts construit par les Mérinides, la petite scène propose un voyage initiatique au cœur des cultures. Ils sont nombreux à venir, chaque jour, débourser cent cinquante dirhams pour se laisser surprendre par des sons venus d’un autre monde.

Ce lundi, c’était au tour du guitariste hispano-allemand Amir Jhon Haddad de lever le voile sur un pan de sa culture. Celui qu’on nomme "El Amir", a fait parler sa guitare au rythme du flamenco.

Né en Allemagne, Amir, dont le père est palestinien et la mère colombienne, transmet l’énergie d’une mixité qui a trouvé son foyer en Espagne. « J’aime l’Espagne parce qu’elle combine deux cultures. Celle de l’Amérique du Sud et celle du Moyen Orient, du fait de sa longue histoire », explique Amir.
 
Accompagné par la voix d’Eva Duran qui est aussi danseuse de flamenco, et du percussionniste Kiné Terran, Amir a aussi manié d’autre instruments tels que le oud, ou encore le Bouzouki, à travers des chansons comme Gran ahila, solea por bulerias, como vida mía et alegrias.

Des morceaux qui ont fait le plaisir des festivaliers, notamment lorsque a été interprété Al bint chalabya, une chanson libanaise revisitée par Amir, une manière de rétrécir le temps et l’espace, raccorder, dans l’imaginaire de l’assistance, le Sud de l’Espagne au Maroc.

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