Depuis M’diq, Tahar Benjelloun appelle les jeunes à lire

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06.08.2018
10h30
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L’écrivain marocain Tahar Benjelloun | Ph: Archives
L’écrivain marocain Tahar Benjelloun
Le grand écrivain et poète marocain Tahar Benjelloun a appelé, dimanche soir depuis la ville de M’diq, les jeunes à lire et à se cultiver et à utiliser l’Internet et les réseaux sociaux à bon escient.

Le romancier, qui était l’invité de la deuxième édition “Mètres de la poésie” (Bohor Al Chiar), dans le cadre de son programme “un poète d’exile”, a émis le souhait de voir les jeune “venir pour écouter et lire”, déplorant que “le drame du Maroc et de beaucoup de pays, est que les jeunes lisent de moins en moins”.

Il est nécessaire de les faire revenir à la lecture et à la culture, a-t-il souligné, saluant cette “très bonne initiative d’installer la culture, notamment la poésie, en plein plage, où les Marocains viennent se détendre”.

“C’est fondamental qu’il y ait cet espace sur la plage pour que les gens puissent aussi bien s’amuser qu’écouter la poésie en arabe, en français, en amazigh et en d’autres langues”, a-t-il ajouté.

S’arrêtant sur l’internet et les réseaux sociaux, qui prennent aujourd’hui le dessus sur toute autre forme d’expression, M. Benjelloun a souligné qu’Internet “est une technique comme une autre”, qu’il faut savoir utiliser à bon escient, sans la condamner.

Les réseaux sociaux doivent être “un vecteur de valeurs, de poésie, de bienveillance et de belles choses, et non pas une plateforme de haine, de vengeance et de mauvaises pensées”.

Dans son intervention, l’auteur de la Nuit sacrée s’est arrêté sur la relation entre le lecteur et l’écrivain, et le rôle de celui-ci dans l’analyse et le diagnostic du quotidien de la société, ses joies et ses maux.

Il s’est notamment attardé sur son dernier ouvrage, La Punition, qui revient sur une époque douloureuse de la jeunesse de l’écrivain, mais qui a, néanmoins, eu le mérite de le bousculer dans l’univers de l’écriture et de la poésie.

M. Benjelloun s’est également arrêté sur sa relation avec les deux rives de la Méditerranée et sur l’évolution du statut de la femme, un statut “appelé à s’améliorer en permanence”.

“Tahar Benjelloun est l’un des écrivains arabes les plus connus et reconnus au niveau mondial, grâce à la traduction de ses oeuvres dans de nombreuses langues”, s’est réjoui Mokhles Sghir, directeur de “Dar Al Chiar” initiatrice de cette manifestation en partenariat avec la préfecture de M’Diq-Fnideq et en collaboration avec “Bayt Al Chiar” au Maroc.

“Nous avons tenu à inviter ce grand homme de lettres pour inciter les jeunes à la lecture, et donner l’exemple que tout Marocain peut être un citoyen du monde”, a-t-il soutenu.

Ce rendez-vous culturel offre un espace d’expression aux poètes marocains. Il inclut une bibliothèque ouverte au grand public jusqu’au 12 août pour permettre aux estivants, notamment les jeunes, de goûter à la beauté de la poésie et de la littérature.

Ouverte vendredi soir, la deuxième édition de cette manifestation avait débuté par une soirée poétique avec la participation de l’éminente poétesse marocaine, Ouafae Amrani, de la poétesse du zajal (poésie en arabe dialectal), Touria El Qadi et du jeune poète Othmane Dradbi. 

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