Le tiers des femmes dans le monde victimes de violences conjugales

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21.11.2014
15h18
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Des femmes manifestent à Paris contre les violences faites aux femmes, le 5 novembre 2011 | afp
Des femmes manifestent à Paris contre les violences faites aux femmes, le 5 novembre 2011
Le tiers des femmes dans le monde sont victimes de violences conjugales, "un niveau inacceptable", a prévenu l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dans un nouveau rapport.

La violence à l’égard de la femme prend une ampleur inquiétante lors de conflits et de crises humanitaires avec des conséquences dramatiques pour la santé mentale et physique des victimes, indique l’OMS dans cette étude publiée dans la revue scientifique The Lancet.

Bien qu’elle relève une prise de conscience accrue de la gravité de cette question, l’agence de l’ONU juge "insuffisants" les efforts consentis pour lutter contre ce fléau. En chiffres, entre 100 et 140 millions de femmes et de jeunes filles ont subi des mutilations génitales, environ 70 millions de filles ont été mariées avant l’âge de 18 ans et 7 % des femmes risquent d'être victimes d'un viol dans leur vie.

D’après les auteurs du rapport, il n’y a pas de baguette magique pour éliminer les violences faites aux femmes. "Nous avons des preuves que des changements dans les mentalités et les comportements sont possibles et peuvent être réalisés en moins d'une génération", ont-ils admis.

L'OMS réclame plus d'investissements de la part des Etats et des donateurs

A cet effet, l'organisation appelle à davantage d'investissements de la part des Etats et des donateurs pour diminuer les discriminations contre les femmes, soulignant qu'il ne s'agit pas seulement d'une problématique sociale et criminelle mais également de santé publique.

Le rapport recommande aux décideurs ainsi qu’aux acteurs concernés de mobiliser davantage de ressources pour faire du combat contre ce phénomène une priorité, en reconnaissant qu'il s'agit d'un frein au développement et à l'accès à la santé. Tous les facteurs qui perpétuent les discriminations entre les sexes, dans la loi ou les institutions, devraient être éliminés, estime l’OMS.

La lutte contre la stigmatisation des victimes, l’adoption de législations préventives s’appuyant sur la santé, la sécurité, l’éducation et la justice, ainsi que la promotion des comportements non-violents figurent parmi les recommandations des auteurs de l’étude.

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