Droits des femmes: "le projet gouvernemental ignore les engagements"

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27.04.2017
11h52
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Sit-in à Rabat en faveur de la défense et la préservation des droits acquis par la femme marocaine, le 24/06/2014 | Mahdi
Sit-in à Rabat en faveur de la défense et la préservation des droits acquis par la femme marocaine, le 24/06/2014
Le programme gouvernemental ne répond pas aux engagements du Maroc en matière d'institutionnalisation de l’égalité, a estimé l'Association démocratique des femmes du Maroc (ADFM).

Dans un communiqué, l’Association a exprimé son inquiétude de l’absence de l’approche transversale et du genre social dans le programme gouvernemental et la négligence des propositions du mouvement féminin visant la consolidation des droits des femmes.

Concernant les politiques publiques, le communiqué précise que le programme gouvernemental qui a annoncé l’adoption d’un plan gouvernemental d’égalité a passé sous silence des résultats de suivi et d’évaluation de la première phase du plan, qui demeure loin de la mise en oeuvre de l’intégration des droits des femmes dans les politiques publiques.

Selon le communiqué, les mécanismes mis en place n’ont pas pu assurer la coordination, la vigilance et la mise en œuvre de l’égalité, la mise en place d’un système institutionnel favorisant la prise en charge des femmes et la promotion de la culture de l’égalité, outre l’absence de l’intersection entre le plan Ikram2 et les autres axes du programme dans sa dimension transversale en matière d’instauration de la gouvernance, l'éducation, la santé, la lutte contre le chômage et la participation politique.

Ces mécanismes n’ont pas pu favoriser l'élaboration d’une politique nationale de lutte contre la violence à l’égard des femmes en dehors des programmes et des politiques adoptés par le Maroc.

Au niveau des réformes législatives, l’Association a considéré que les deux projets de loi relatives à l’instance de la parité et de la lutte contre la discrimination sous toutes ces formes, et la lutte contre la violence demeurent insuffisants pour lutter contre la violence et la discrimination.

S’agissant de l'harmonisation des législations nationales avec les conventions internationales, l’ADFM a relevé que le programme ne mentionne pas les textes internationaux et régionaux relatifs aux droits des femmes, notamment la convention d’Istanbul et le protocole du Maputo, ainsi que la levée des réserves sur la convention de CEDAW et le dépôt auprès du secrétaire général des Nations Unies des instruments d'adhésion au Protocole facultatif.
 

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