Mawazine 2015: La diversité musicale et artistique à l'honneur

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17.04.2015
11h23
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Public du Festival Mawazine | Archives
Public du Festival Mawazine
La salle Renaissance accueillera, lors du 14ème Festival Mawazine, une sélection exceptionnelle d’artistes en provenance du Maroc, d’Algérie, de Tunisie, de Jordanie, de Palestine et d’Irak.

Le premier concert de la salle Renaissance sera celui du chanteur palestinien Amine Kayouf. D’une voix forte et remarquable, il interprétera les grands classiques traditionnels palestiniens ainsi que des mélodies orientales. Le jeune artiste a participé à de nombreux festivals en Tunisie et au Qatar. Il s’est également produit dans de grandes manifestations culturelles à Ramallah, à Doha, en France et dans les villes palestiniennes.

La soirée du samedi 30 mai sera animée par la musique andalouse et le Haouzi algérien de Samir Toumi. Faisant partie, depuis 1979, de l'association El-Djazairia El-Mossilia où il a appris à jouer de la mandoline et du violon, Sami a créé sa propre formation en 1992. En plus d’être un Haouzi de haut niveau, il interprète tous les genres musicaux du patrimoine algérien et maghrébin. A travers ses 11 albums, Samir Toumi rend hommage au Haouzi et à la musique andalouse ainsi qu'au Constantinois et Oranais algérois.

Dimanche 31 mai, la Jordanie sera représentée par l’auteur, compositeur, chanteur et luthiste Aymene Tissir. Possédant un doctorat en musique et en chant arabe de l’université de Jérusalem (2005), Aymene Tissir est également directeur du Festival de la Musique Soufie de Jordanie. Passionné de musique arabe et ayant composé pour de grands noms du Moyen Orient, l’artiste Aymene Tissir  promet une soirée qui ravira les grands mélomanes.

La musique marocaine au rendez-vous

La musique marocaine sera aussi au rendez-vous, le lundi 1er juin avec le grand artiste Malek. Membre depuis quelques années du jury Studio 2M, cet auteur compositeur et interprète franco-marocain a réalisé une dizaine d’albums durant ses 30 ans de carrière. Le public sera ravi d’écouter ses plus grands succès notamment son tout premier «La Mal vie» et son célèbre titre Dounia (ou "Je chante"), enregistré avec les frères Bouchenak, qui était le premier exemple de « fusion », un style alors inédit à cette époque au Maroc.

Le mardi 2 juin, le public de la salle Renaissance assistera à un concert inédit qui regroupera les deux formations marocaines Les Frères et les Fils Akkaf. Les premiers sont un groupe de jazz dirigé par Belaid Akkaf, le frère ainé, un multi-instrumentiste et professeur de musique. Les deuxièmes sont les fils, héritiers de la tradition familiale et formant un groupe depuis 2012. Proposant des sonorités jazzy, les Frères Akkaf utilisent les instruments traditionnels marocains. Quant aux fils, ils puisent leurs inspirations dans le reggae, le blues et le rock.

Un des temps forts de la programmation de la salle Renaissance sera aussi le concert du chanteur Haïm Botbol, le mercredi 3 juin. L’artiste a marqué l’histoire de la musique populaire marocaine et a apporté la joie et le bonheur à des milliers de familles marocaines, lors de mariages, communions et baptêmes. Auteur compositeur et interprète, Haïm Botbol est l’une des dernières légendes de la chanson populaire marocaine et judéo-marocaine. En 2014, il a entrepris une tournée mondiale, avec un nouveau spectacle, produit et réalisée par Maurice El Baz. Accompagné de musiciens talentueux, il réinterprètera ses plus belles chansons, pour le plus grand plaisir de ses fans.

Le jeudi 4 juin, la chanson tunisienne sera à l’honneur avec l’artiste Najet Attia. Adulée par le public tunisien, Najet représente avec brio le répertoire traditionnel de son pays. Celle qui a animé à plusieurs reprises les soirées du festival Carthage a été révélée au public en 1979. Son tout premier succès «Nadou maâya essabr» date de 1983. Najet faisait partie la troupe nationale de musique et est devenue très rapidement une grande vedette. Après un long séjour au Caire, elle a sortie un album «Daiman ana», et a signé avec la maison de production Rotana.

Les airs mélodieux venus tout droit du Sud investiront la salle Renaissance avec Batoul Marouani, le vendredi 5 juin. Cette native de Laâyoune a révolutionné le chant hassani interprété jadis exclusivement par des hommes. Encouragée par un père artiste connu dans le Sud du Maroc, Batoul a insufflé une nouvelle dynamique à cet art pour le faire connaître dans toutes les régions du Royaume. Elle a modernisé un répertoire ancien sans pour autant le dénaturer, ce qui lui a valu une reconnaissance de la part des plus grandes manifestations artistiques marocaines.

Les soirées de la salle Renaissance seront clôturées le samedi 6 juin avec la troupe irakienne Inanna. Avec un style musical sobre, la troupe offre des sonorités bien particulières. Le nom du groupe est inspiré du nom d’un instrument somalien (Inanna) symbolisant la beauté et l’amour. Très apprécié à la scène irakienne, la troupe est aussi connue dans le monde de la musique électronique. Inanna compte des musiciens virtuoses en constante innovation. La troupe s’est produite à maintes reprises en Iraq et ailleurs : festival Babel – Iraq, Liban, Koweït, Jordanie, Iran, Bruxelles et Amsterdam.

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