Rencontre avec Hindi Zahra au pays des "contemplatifs"

Menara.ma / Saïd Raïssi
01.07.2017
17h53
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Hindi Zahra lors d'un concert donné à l'occasion du Festival d'Essaouira, le 30 juillet 2017 | Mohcine Idrissi
Hindi Zahra lors d'un concert donné à l'occasion du Festival d'Essaouira, le 30 juillet 2017
Rencontre avec Hindi Zahra, artiste franco-marocaine originaire d'Agadir, mondialement connu depuis la sortie de son premier album, Handmade, Victoire de la musique en 2011.

Hindi Zahra a embarqué un public de privilégiés, vendredi soir à Essaouira, pour une balade dans son « Homeland », titre de son dernier album, à  l’occasion du Festival gnaoua. Nous l’avons rencontré quelques heures après son accostage. Interview :

Quelles inspirations musicales avez-vous emporté dans vos bagages lorsque vous avez quitté le Maroc à l’âge de quatorze ans ?

Il y a d’abord tout l’héritage musical que mon transmis mes parents et mes grands-parents. Berbères,  on écoutait beaucoup d’artistes originaires d’Agadir, des raiss bien entendu, mais aussi d’autres genres musicaux comme les chikhats de la région de Khouribga où je suis né, que ma mère écoutait beaucoup tout comme la musique indiennes des films de Bollyhood.

Les Beattles, Led Zepplin ou encore Pink Floyd qu’écoutaient beaucoup mes oncles au Maroc sont aussi des formations musicales qui reste gravées dans ma mémoire. Cette diversité, c’est un cadeau.



Vous donné l'impression d’être dans votre élément ici, à Essaouira…

En fait, je suis ici chez moi, entre Agadir ma famille de sang et Marrakech, ma famille de cœur. C’est aussi le pays des tribus Haha, qui pour les Soussi sont des artistes. Les plus grands raiss sont originaires d’ici. Ils ont révolutionné la poésie berbère. Plus que des commerçants ou des agriculteurs, ce sont avant tout des peintres ou des chanteurs. Ce sont des contemplatifs. 

Quelle impression a laissé votre concert donné, hier soir, dans le cadre du festival d’Essaouira…

Emue. En effet, il y avait le défi du vent qui soufflait fort sur la scène, ce qui rendait l’affaire intéressante. Il était d’abord question de relever ce chalenge pour donner le meilleur de moi-même, pour que les gens sortent de là contents.

Emue ensuite parce que ma mère était là, pour la première fois à mon concert au Maroc et pour cette tournée. Un défi aussi parce que fragiles. En effet, c’est une équipe marocaine avec qui on n’a pas beaucoup tourné, qui m’accompagnait sur scène.

Quel souvenir gardez-vous de votre premier contact avec les gnaouas ?

Il y a d’abord la découverte à travers la tradition musicale d’Agadir très proche des gnaouas. Ensuite, il y a surtout ma venue en 2006 au festival gnaoua qui m’avait permis de vivre en live ces fameuses lillas en off (gratuites) dans plusieurs places d’Essaouira qui à l’époque faisait partie de la programmation.

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