Festival Gnaoua 2018: Un premier concert fort en émotions

Menara avec map / .
22.06.2018
10h07
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Scène du Festival Gnaoua d'Essaouira | Ph: Mahdi
Scène du Festival Gnaoua d'Essaouira
La cité des Alizés entière a vibré aux rythmes de sons gnaoui revisités, émanant de la place Moulay El Hassan pour une première soirée de communion musicale forte en émotions.

La cité des Alizés entière a vibré aux rythmes de sons gnaoui revisités, émanant de la place Moulay El Hassan pour une première soirée de communion musicale forte en émotions, autant pour les artistes que pour le public, réunis à l'occasion du Festival Gnaoua et musiques du monde.

La 21ème édition de ce grand rendez-vous culturel international (21-23 juin) a été lancée par une rencontre des plus envoûtantes entre la légendaire formation américaine de jazz fusion Snarky Puppy et l'incontournable Maâlem gnaoui Hamid El Kasri, qui, ensemble, ont enchanté les festivaliers avec des mélodies fraîches et retentissantes, fruits d'une résidence artistique de quatre jours à Essaouira.

A travers des compositions exclusives, spécialement confectionnées pour cette grand-messe, Snarky Puppy, collectif habitué au partage et aux collaborations avec des artistes de tous bords, a su conquérir les mélomanes qui dansaient et chantaient sans relâche aux rythmes nouveaux, apportés aux plus connues des chansons de Maâlem Hamid El Kasri, telle "La Illaha Illa Lah", "Bania" ou encore "Assalat Ala Nabi".

Pouvoir jouer, comme ce soir, aux côtés de grands musiciens et de passer plusieurs jours à apprendre de choses nouvelles d'eux est une incroyable opportunité, a confié à la MAP Michael League, le bassiste, compositeur et fondateur de "Snarky Puppy", qui détient trois Grammy Awards et se produit pour une première au Maroc et en Afrique dans le cadre du Festival.

La musique gnaoua a une portée spirituelle particulière qui submerge le corps et le fait entrer en transe, a ajouté le musicien, soulignant l'importance de travailler avec les jeûnes Maâlems et de les encourager à grandir sur les plans artistique et individuel afin de préserver cette tradition et d'assurer sa continuité.

Une nouvelle génération de Maâlems de Casablanca, constituée d'Ismael Rahil, Brahim Hamam et Khalid Sansi de Casablanca, a été, ensuite, conviée sur cette scène mythique, située entre la plage et l'ancienne médina de la cité portuaire, pour donner un spectacle des plus chaleureux, criant haut et fort qu'une jeunesse tagnaouite est bien là pour assurer la relève de ce patrimoine ancestral oral.

Par la suite est venu le tour du groupe marocain de fusion rock, hip hop, funk et folklore, Hoba Hoba Spirit de monter sur scène pour présenter aux souiris et festivaliers de tous horizons leur dernier opus "Kamayanbaghi", sorti en janvier 2018 et composé de 13 morceaux, reflétant ainsi la richesse et la diversité du Festival qui veille toujours à avoir des nouveautés au programme.

A l'instar des éditions précédentes, le 21ème Festival Gnaoua a démarré par une parade d'ouverture colorée, qui a vu, encore cette année, le traditionnel défilé des Maâlems gnaoui à partir de Bab Doukkala, en présence notamment d’André Azoulay, conseiller du Roi et président fondateur de l'Association Essaouira- Mogador, de Neila Tazi, productrice de cette manifestation culturelle, ainsi que d'autres personnalités des mondes de la politique, de l'art et des médias.

Créé en 1998, le Festival Gnaoua et musiques du monde d'Essaouira, qui attire environ 300.000 spectateurs par an, vise à préserver, valoriser et assurer la continuité du patrimoine tagnaouite, du statut de Maâlem et des musiciens qui s'adonnent à cet art ancestral oral.

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