Rencontre avec Texas : le Maroc à travers les Beatles

Menara.ma / Said Raissi
29.06.2018
08h42
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Public du Festival Mawazine | Archives
Public du Festival Mawazine
C’était au tour de Texas de se produire, hier soir, sur la scène Souissi, une formation qui a su se réinventer comme l’explique à Menara, Sharleen Spiteri, figure emblématique du groupe écossais.

Oui, Texas est toujours là. Vous vous souvenez ? « I Don't Want A Lover ». C’était à la fin des années 80. Un son qui puise dans la country et le rock-blues, mais surtout un visage féminin, celui de Sharleen Spiteri. A l’époque, en l’écoutant la première fois, vous pensiez que c’était un groupe américain. Non, Texas est un groupe écossais né à Glasgow.

« Il est vrai que le nom du groupe a toujours porté à confusion », reconnait Sharleen Spiteri, confortablement installée dans une des nombreuses pièces de la Villa des arts, QG de l’organisation du festival Mawazine.

« Cela me rappelle une anecdote avec Lionel Richie. Nous avions beau lui expliquer que nous étions un groupe écossais, mais il revenait vers nous pour demander si nous étions bien un groupe du Texas. Je crois que si j’avais à renommer le groupe je l’appellerais autrement aujourd’hui », explique avec une bonne humeur contagieuse la quinquagénaire.

« Le nom du groupe a en fait été inspiré par le film Texas de Wim Wenders et sa guitare lancinante. Cela a inspiré notre premier album », ajoute-t-elle en référence à Southside, (1989). Un très long chemin a été parcouru par le groupe.

« Avec l’âge, on apprend à gérer les choses autrement, avec plus de maturité et moins de stresse », nous confie Sharleen Spiteri qui, avec son groupe, a signé son retour dans les bacs en 2017 avec « Jump On Board », un album qui reprend, avec le son pop rock, ingrédients du succès du début, mais aussi des morceaux disco, comme « Let's Work It Out ».

« C’est en travaillant dur qu’on réussit à durer dans le temps, mais il est vrai aussi qu’il nous arrive de composer de la merde. Quand vous l’écrivez, vous vous dites : ça c’est bien. Mais ensuite vous rendez compte que c’est nul », raconte-t-elle en éclatant de rire.

Venu pour la première fois au Maroc il y a trois ans pour un concert au festival Jazzablanca, Sharleen Spiteri dit garder un bon souvenir de la spontanéité et de la joie de vivre des Marocains, un état d’esprit qu’elle prétend avoir retrouvé à Mawazine.

La musique marocaine, Sharleen Spiteri assure la connaitre par procuration, à travers « l’influence » qu’a le Maroc sur la musique française, mais aussi sur des groupes comme… les Rolling Stones ou encore les Beatles.

Avant de la scène Souissi, Sharleen Spiteri a rendez-vous avec le match Belgique-Angleterre qu’elle promet de ne pas rater, tout comme elle n’a pas raté le match du Maroc face à l’Espagne. « Vous avez une belle équipe, bien physique », lâche-t-elle avant de partir. Parole de pro.

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