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Actualites

afp.com, 29/07/2010 17h06

La mission des Pays-Bas en Afghanistan, citée en exemple, s'achève dimanche

La mission des Pays-Bas en Afghanistan, citée en exemple sur la scène internationale, s'achève dimanche: si l'armée néerlandaise se dit "fière" des résultats obtenus en quatre ans, certains estiment que le travail "n'est pas fini"

Soldat néerlandais dans la vallée de Chora le 21 janvier 2010
LA HAYE (AFP)

"Nous avons obtenu des résultats évidents dont les Pays-Bas peuvent être fiers", a assuré le général Peter van Uhm, commandant en chef des forces armées néerlandaises, au cours d'une conférence de presse à La Haye.

"Nous sommes maintenant en mesure d'offrir à la majorité de la population (de la province d'Uruzgan) un cadre de vie relativement sûr et (...) des soins médicaux, l'enseignement, le commmerce", a poursuivi le général, rappelant que 24 soldats néerlandais sont morts au cours de la mission.

Un porte-parole des talibans s'est réjoui du retrait des militaires néerlandais dans un entretien publié jeudi par le quotidien de gauche Volkskrant.

"Nous voulons de tout coeur féliciter les citoyens et le gouvernement des Pays-Bas pour le courage qu'ils ont montré avoir pris cette décision indépendante", a déclaré au Volkskrant Qari Yusuf Ahmadii, présenté comme le porte-parole des talibans pour l'Ouest et le Sud de l'Afghanistan.

Soldats néerlandais en patrouille dans la vallée de Chora, le 21 janvier 2010
LA HAYE (AFP)

Alors que l'Otan souhaitait une prolongation d'un an, jusqu'en août 2011, de la mission des forces néerlandaises, des divergences sur cette question avaient provoqué le 20 février la chute du gouvernement et le non-renouvellement de la la mission des soldats.

"Nous ne souhaitons négocier avec personne au sujet de la paix tant que des militaires étrangers seront présents en Afghanistan et que notre pays sera occupé", a ajouté le porte-parole.

En Afghanistan depuis le 1er août 2006, les Pays-Bas y ont déployé quelque 1.950 soldats au sein de la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf), principalement dans l'Uruzgan, une province du Sud du pays où les talibans sont très offensifs.

Depuis le début de la mission, qui a coûté 1,4 milliard d'euros au gouvernement néerlandais, le nombre d'ONG présentes dans cette province est passé de 6 à 50 tandis que le nombre d'écoles a doublé pour atteindre 179.

Nombre de soldats étrangers présents en Afghanistan au 21 juin 2010 avec carte du pays situant les commandements régionaux de l'Isaf
LA HAYE (AFP)

Les Pays-Bas ont notamment pris en charge la construction d'une route entre Tarin Kowt et Chora, les deux villes les plus peuplées d'Uruzgan, et l'entraînement de 3.000 soldats afghans.

L'approche néerlandaise, surnommée "3D" pour développement, diplomatie et défense, a souvent été citée en exemple sur la scène internationale.

Le secrétaire général de l'Otan, Anders Fogh Rasmussen, a qualifié le niveau atteint par les forces néerlandaises de "référence" tandis que le président américain Barack Obama a salué leur participation comme étant "l'une des plus remarquables" parmi les forces de l'Isaf.

"Le travail n'est pas fini", estime pour sa part Rob de Wijk, directeur du Centre d'études stratégiques de La Haye. "Quand on commence à remporter des succès, on ne s'en va pas", affirme-t-il à l'AFP.

"Cette mission ne peut être achevée en quelques années seulement. Il faut 20 ou 30 ans pour rétablir la sécurité dans un pays aussi dévasté par la guerre", soulignait aussi Wim van den Berg, président de la Fédération néerlandaise des personnels militaires.

"J'ai parlé avec certains militaires qui sont là-bas, et ils ne sont pas contents de devoir partir. Ils veulent achever ce qu'ils ont commencé", a déclaré à l'AFP Jan Kleian, président de l'Association de défense des militaires (ACOM).

A partir de dimanche, les Néerlandais seront remplacés par des soldats américains, australiens, slovaques et singapouriens.


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