En Europe, cette île veut abolir la notion de temps

En Europe, cette île veut abolir la notion de temps

L'île norvégienne de Sommarøy.

Les habitants de l'île de Sommarøy, en Norvège, militent pour abolir la notion de temps pour disposer de plus de flexibilité dans les horaires de travail et d'école afin de profiter au mieux de leurs longues journées d'été.

La population de cette île située au nord du cercle polaire arctique, où le soleil ne se couche pas pendant 69 jours, s’efforce de supprimer les heures de travail traditionnelles et le « chronométrage conventionnel » pendant la période du soleil de minuit qui dure du 18 mai au 26 juillet, a déclaré mercredi Kjell Ove Hveding, à l’origine de la campagne « Sommarøy: Let’s stop time ».

Le 13 juin, Hveding avait rencontré un législateur norvégien pour présenter une pétition signée par des dizaines d’habitants de l’île et réclamer la création d’une « zone libre de temps », ainsi que pour discuter de ses défis pratiques et juridiques.

Ne pas avoir d’horloge « est une excellente solution »

« Pour beaucoup d’entre nous, mettre cela par écrit signifierait simplement formaliser quelque chose que nous pratiquons depuis des générations: c’est-à-dire une vie libre et hors du temps », a expliqué M. Hveding.

Ne pas avoir d’horloge « est une excellente solution, mais nous ne deviendrons probablement pas une zone totalement libre de temps car ce serait trop complexe », a souligné Hveding, ajoutant que « nous avons mis l’élément temps à l’ordre du jour, et nous aurions peut-être plus de flexibilité pour nous adapter à la lumière du jour ».

« L’idée est aussi de se détendre. J’ai vu des personnes souffrant de stress parce qu’elles étaient pressées par le temps », a-t-il noté.

Située à l’ouest de Tromsø, l’île, dont le nom signifie littéralement Summer Island (L’île d’été), compte une population de 350 habitants. La pêche et le tourisme sont ses principales industries.

L’année dernière, la Finlande a fait pression pour l’abolition de l’heure d’été de l’Union européenne après qu’une initiative citoyenne eut recueilli plus de 70.000 signatures.