Le CESE pour une stratégie nationale pour la transition vers une économie circulaire

Le CESE pour une stratégie nationale pour la transition vers une économie circulaire

Le président du Conseil Économique, Social et Environnemental (CESE), Ahmed Réda Chami / Crédit: MAP

Le président du Conseil économique, social et environnemental (CESE), Ahmed Réda Chami a appelé, mercredi à Rabat, à mettre en place une stratégie nationale pour la transition vers une économie circulaire.

« Au vu des opportunités économiques, sociales et environnementales offertes par ce nouveau mode économique dans lequel les déchets des uns deviennent des ressources pour les autres, il importe d’adopter une stratégie visant la transition vers une économie circulaire », a dit M. Chami lors d’un atelier de restitution dédié à la présentation de l’avis du Conseil intitulé « Auto-saisine: l’économie circulaire au Maroc – appliquée aux ressources déchets ménagers et eaux usées ».

A cet égard, le président du Conseil a fait savoir que le modèle actuel de production et de consommation engendre de graves conséquences sur l’environnement et la qualité de vie, en particulier dans les domaines des déchets ménagers et des eaux usées, occasionnant l’épuisement des ressources naturelles, la pollution et l’accumulation des déchets. Et d’ajouter que cela impacte négativement la durabilité de la croissance économique.

M. Chami a, en outre, précisé que le diagnostic réalisé et les recommandations émises dans cet avis prennent en considération les conclusions de la consultation citoyenne lancée par le CESE sur sa plateforme digitale, « Ouchariko.ma », dans laquelle, les citoyen(ne)s ayant interagit avec le sujet ont exprimé leur disposition à s’engager pour changer leurs habitudes de consommation actuelles.

Pour sa part, le ministre de l’Équipement et de l’eau, Nizar Baraka a mis en avant l’importance du diagnostic et des pistes de réflexion et d’action détaillées dans l’avis du Conseil.

M. Baraka a, en outre, relevé que l’économie circulaire est devenue un impératif et non une option, notamment dans les domaines de la gestion des déchets et du traitement des eaux usées, ainsi que le dessalement de l’eau de mer, qui est au cœur de la circularité de ce modèle, dans l’exploitation des carrières et matériaux nécessaires à la construction et dans la construction des équipements hydrauliques et autres travaux publics.

« Le gouvernement, fort de son programme gouvernemental, et sur la base des conclusions du rapport sur le nouveau modèle de développement, est déterminé à intégrer les principes de l’économie circulaire dans les différentes politiques sectorielles et territoriales, étant donné que la transition vers ce nouveau modèle est de la responsabilité de tous, pouvoirs publics, acteurs économiques, société civile et citoyens », a-t-il fait savoir.