Le ministère de la Santé adhère au programme Data-Tika

Le ministère de la Santé adhère au programme Data-Tika

Signature d'une convention de partenariat adhésion au programme DATA-TIKA entre le ministère de la santé et la CNDP, le 26 août 2021 à Rabat / Crédit photo: MAP

Le ministère de la Santé a adhéré au programme Data-Tika en vertu d'une convention de partenariat signée, jeudi à Rabat, avec la Commission nationale de contrôle de la protection des données à caractère personnel (CNDP).

Ce partenariat portera sur plusieurs volets liés, notamment, au renforcement de la conformité à la loi 09-08 relative à la protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel, en plus de la consolidation de l’écosystème du ministère et du domaine des recherches biomédicales, qui constituent aujourd’hui un pilier du développement de compétences et donnent un accès direct à l’innovation thérapeutique.

Il concerne, également, le renforcement des capacités sur des sujets axés autour de la télémédecine, des informations génomiques et des mécanismes de protection de l’information médicale, ainsi que de la simplification des processus de conformité avec les centres d’investigations cliniques, les centres de bioéquivalence et autres sites de recherche.

Outre l’accompagnement pour la conformité du traitement et d’usage des données, cette convention permet de comprendre les besoins sur les plans procédural et réglementaire du partenaire en matière de recherche-développement (R&D) afin de renforcer ses process, mieux connaître l’usage qu’il fait des données à caractère personnel et déterminer précisément ses enjeux stratégiques en la matière, a affirmé à cette occasion le président de la CNDP, Omar Seghrouchni.

Cette convention est importante d’un point de vue territorial, puisque le département de la Santé est un « ministère système nerveux » présent sur tout le territoire, ce qui implique un travail de longue haleine pour essayer de faire porter la protection des données au niveau national, a souligné M. Seghrouchni dans une déclaration à la MAP.

Elle tire, également, son importance de la nature « très intime » des données en question, qui méritent qu’on leur accorde l’attention la plus grande, ainsi que de la conjoncture actuelle marquée par la propagation de Covid-19, qui impose des traitements urgents et efficaces des données, a précisé le responsable.

« C’est un challenge que nous essayons de relever tous ensemble et c’est avec la bonne intelligence ayant présidé aux collaborations avec ce ministère que nous sommes arrivés à atteindre un certain nombre d’objectifs », a-t-il estimé, ajoutant que cela implique un travail de tous les jours et un traitement régulier, systématique, quotidien et sans relâche des problématiques qui se présentent.

La cérémonie de signature de cette convention a été l’occasion de souligner que l’aspect de données de la santé requiert une protection et une attention particulières, surtout que la digitalisation constitue, depuis plusieurs années et en particulier depuis la pandémie de Covid-19, un enjeu stratégique incontournable pour le secteur de la santé, qui connaît des évolutions technologiques rapides et des fluctuations économiques, juridiques et sociétales pouvant affecter la protection des données personnelles.

L’accent a été, également, mis sur le partenariat entretenu depuis plusieurs années par les différents départements du ministère de la Santé et la CNDP pour une meilleure transparence dans l’utilisation des données à caractère personnel, afin de garantir l’équilibre entre le respect de la vie privée des individus et le besoin d’utiliser les données personnelles dans les activités de soins et de prise en charge médicale et ce, dans le respect de la législation en vigueur.

Les programmes Data-Tika, qui obéissent à une vision collaborative et auxquels ont adhéré différentes entreprises, établissements publics, associations et ONGs nationales, visent à favoriser la confiance dans la manipulation de la data numérique, en particulier à caractère personnel.