Paradis fiscaux : Le Maroc maintenu dans la liste grise de l'UE

Paradis fiscaux : Le Maroc maintenu dans la liste grise de l'UE

Drapeaux de l'Union européenne

Lors de la réunion du Conseil “Affaires économiques et financières” tenue ce mardi à Bruxelles, le Maroc a été maintenu dans la liste grise des paradis fiscaux de l’Union européenne.

Interrogé par la MAP sur les raisons du maintien du Maroc sur la liste grise des paradis fiscaux, le Commissaire européen en charge de l’Economie, Paolo Gentiloni, a tenu à préciser que si le Maroc fait encore partie de cette liste, « ce n’est pas indicatif d’un manque d’engagement ou d’ambition dans ce sens».

En particulier, relève M. Gentiloni, « nous nous félicitons des réformes introduites par le Maroc par la loi de Finances 2020, qui amendent trois régimes fiscaux préférentiels qui avaient été considérés dommageables par l’Union européenne ».

«Si le Maroc n’est pas encore sorti de la liste grise, la raison est simplement que la Commission européenne attend la finalisation de l’évaluation par l’OCDE du régime fiscal de Casablanca Finance City», a-t-il insisté.

Il a expliqué que « quand l’UE et l’OCDE évaluent en parallèle les mêmes mesures, la Commission européenne attend toujours la conclusion de la procédure par l’OCDE avant de formaliser sa décision », notant que « si l’OCDE conclut sa procédure comme prévu, il est fort probable que l’Union Européenne sorte le Maroc définitivement de la liste grise lors de sa prochaine mise à jour en octobre ».

Par ailleurs, l’UE a ajouté les îles Caïmans, territoire britannique d’outre-mer, dans la liste noire des paradis fiscaux ainsi que trois autres pays (Panama, Seychelles et Palaos). Cette blacklist comprend désormais douze juridictions. Étaient déjà présentes les Samoa américaines, les Fidji, Guam, Oman, les Samoa, Trinité-et-Tobago, les Îles Vierges américaines et le Vanuatu.